Les venelles de Vaumoreau

Un peu d'histoire sur
les venelles de Vaumoreau

 

Dans le cadre de la fête des Piotpulaires 2008, des associations Vouilletaises ont organisé une visite guidée des venelles de Vaumoreau.

Voici le texte « Promenons nous à Vaumoreau », écrit par des membres de l’association PATRIMOINE, qui ponctuait la visite.


VAUMOREAU - VAULMOREAU - LA VALLEE DU SIEUR MOREAU
« Moreau » est un patronyme qui fait référence à un ancêtre à la peau "brune comme un Maure".

Le village s’appelait Vaulmoreau au XVIème siècle. Le mot "Vallée" est relativement récent en français et on lui a longtemps préféré le terme de "Val" ou "Vau" du latin "Vallis" = Vallée.

Le village de Vaumoreau s’est construit dans le bas de Vaumoreau, dans la Vallée du Lambon.

  • La salle des Fêtes :
    • cette salle a été construite par la Société d’Education Populaire.
  • Rue de la Salle des Fêtes :
    • Epicerie - alimentation de Monsieur et Madame AUMONIER (ancienne maison du Père MORALEJO).
      Ils sont ensuite allés s’installer Rue du Lambon (maison MAGRINO). Epicerie reprise ensuite par Monsieur et Madame VIALLE.
  • Au carrefour :
    • Epicerie d’Aline THEBAULT
    • Menuiserie d’Hubert SAVARIAU - Son épouse, Irène, était couturière.
  • Rue du Château d’Eau :
    • A côté de chez Hubert, son frère Abel SAVARIAU, également menuisier, confectionnait aussi les charrettes, les barriques, cuves...
    • Son épouse Elodie (grande femme maigre à lunettes rondes, soigneusement habillée d’une longue jupe rayée, d’un joli chemisier noir à col blanc en dentelle, les cheveux retenus dans un petit chignon) tenait le bureau de tabac, assurait le dépôt de timbres, réceptionnait les déclarations de contributions directes (déclaration de vin...).
  • Rue des Granges :
  • Chemin de la Fôle :
    il descend vers le ruisseau et vers le Chemin de Tibu.
  • Plateau du Quartier Latine :
    pas d’explication sur le nom.
  • Le Lambon :
    Ce ruisseau traverse de nombreux villages de notre commune. Il se caractérise par ses nombreux méandres. Après la ferme de Pied l’Ouaille située en aval, une partie de son cours devient même souterrain et alimente la source du Vivier à Niort.
  • Le Chanvre :
    Dans notre région, au début du XXème siècle, on cultivait le chanvre. Son fil était tissé pour faire du linge. Auparavant, on devait procéder au rouissage des tiges dans l’eau courante. Le Lambon était utilisé pour ce genre d’opération.
  • La Pompe :
    Construit sur la commune de Chavagné - La Crèche, ce puits, qui ne tarissait jamais, permettait aux habitants de Vaumoreau, Bougouin et, en été, à d’autres villages voisins, de venir puiser une eau de qualité, nécessaire à leur consommation et aussi à celle du bétail. A côté de la pompe, il y avait d’ailleurs un grand timbre (une bassaïe) en pierre rempli au moyen de la pompe pour permettre aux animaux de s’abreuver.
  • Le lavoir (ou la fontaine) :
    Elle fût rénovée il y a quelques années par la commune de la Crèche. Les femmes venaient y laver leur linge. L’hiver, elles appréciaient la température de l’eau (moins glacée que celle du ruisseau). L’été, elles lavaient aussi leur linge en amont du pont, directement dans le ruisseau d’où la présence de pierres plates.
  • L’alambic :
    A droite du pont, près de l’entrée du champ, se tenait une fois par an l’alambic destiné à distiller l’eau de vie.
  • Moulins :
    En amont, au lieu-dit "Tibus", sur une dérivation du Lambon, il existait un moulin à huile (présence de nombreux noyers dans la région). On pouvait y accéder par le chemin à côté du pont, ou par le Chemin de la Fôle, cité plus haut, ou par Bougouin (chemin pédestre de Bougoin à la Plinière de Fressines).
    Des vestiges existent encore (tas de pierres, de terre). Ce moulin fonctionnait encore, il y a moins de 100 ans.
    Dans cette vallée, des recherches archéologiques ont mis en évidence 2 autres structures sur ce même site, l’une antique, l’autre moyenâgeuse ainsi que la présence de douves et d’un canal de dérivation. Après plusieurs années d’investigations, et grâce aux sondages, fouilles, mesures et aux différents matériaux retrouvés, il a été établi la présence de 2 moulins à eau dont un daté du IVème siècle.
    La découverte, en 1976, d’une cruche décorée à la molette et à l’éponge sur un terrain privé lors des fondations d’une maison en construction, la présence de fragments d’os, d’une importante céramique dans ce même terrain confirment l’information précédente. Il s’agissait là d’un cimetière ou d’un site d’habitations mi-médiéval, mi-Gallo-Romain, ce qui a permis de dire que les 2 sites Tibus et le bas de Vaumoreau distants d’environ 500 mètres à vol d’oiseau situés à proximité du Lambon, témoignent bien d’une occupation de la vallée du Lambon au IVème siècle.

Le village de Vaumoreau daterait donc bien du IVème siècle et non pas du XVIème siècle comme il avait été considéré jusqu’ici.

  • Chemin de la Guiberte :
    Constitue le bas de Vaumoreau. Après chez Marcel, on peut voir que le Lambon avait été canalisé par la main de l’homme mais que, très vite, la nature a repris ses droits. Le Lambon reprend normalement son cours. Une chaussée avait été réalisée dans le bas du coteau pour alimenter la pêcherie de Pied l’Ouaille.
    Au 33 de cette rue, première maison ancienne datant de 1817 (avec une étoile des protestants).
  • Le petit pont de Pied l’Ouaille :
    Refait côté La Crèche, la commission "Patrimoine" de la commune a demandé sa réfection côté Vaumoreau.
  • Les Venelles de Vaumoreau :
    Elles traversent les bois de Ré et servaient à relier le bas et le haut de Vaumoreau.

Autrefois les habitants y passaient avec les animaux. Les enfants de Pied l’Ouaille les empruntaient pour aller à l’école de La Rivière. On y passait avec une brouette.
Aujourd’hui, elles sont utilisées par les marcheurs, les V.T.T., les chasseurs et, à notre grand regret, par des "quads".